Les marchés actions asiatiques ont évolué en ordre dispersé mardi, le MSCI AC Asia Pacific restant globalement stable tandis que les futures américains étaient en léger repli/dynamisme (Nasdaq 100 +0,3%, S&P 500 +0,1%). Le KOSPI sud‑coréen a progressé de 0,8% à environ 6 348 points, prolongeant un rebond soutenu par des titres de semi‑conducteurs après un rapport sur l’emploi américain jugé plus faible que prévu.
Le secteur technologique régional conserve un biais favorable alimenté par la demande en IA : TSMC a annoncé une hausse de 45% de ses ventes en juillet et ses actions ont gagné modestement 0,4%. Nvidia, parallèlement, a annoncé un partenariat avec six grandes institutions financières pour lancer des plateformes de financement visant à lever plus de 500 milliards de dollars pour l’infrastructure liée à l’intelligence artificielle.
La Chine affiche une consommation d’actifs plus tiède : le CSI 300 n’a progressé que de 0,1%, le Shanghai Composite a reculé de 0,2% et le Hang Seng de Hong Kong a perdu 0,6%. À l’échelle régionale, l’Indonésie attire l’attention politique et financière après la nomination de Destry Damayanti comme unique candidate au poste de gouverneur de la Banque d’Indonésie ; Citi anticipe une confirmation parlementaire et une continuité de la politique monétaire, mais l’indice composite de Jakarta a pourtant cédé 0,8%.
En Australie, le S&P/ASX 200 a avancé de 0,3%, restant proche de la borne haute de sa fourchette de 8 500–9 000 points. L’analyste Tony Sycamore souligne que 9 000 points sert désormais de support clé, avec une extension possible vers 9 350 points si le niveau se maintient, tout en avertissant que la saison des résultats pourrait tester ce support. Enfin, les tensions autour du détroit d’Ormuz et le refus de Donald Trump d’accéder aux demandes iraniennes ont ravivé l’incertitude géopolitique, pendant que le marché anticipe l’IPC américain de juillet (prévision +0,1%) et la décision de la RBA (taux attendu à 4,35%).

