Les cours du brut ont poursuivi leur hausse mercredi, portée par des tensions géopolitiques persistantes dans le détroit d’Hormuz et des signaux d’un resserrement de l’offre. Les contrats à terme sur le WTI ont gagné 0,45% pour s’établir à 85,32$ le baril à 01h45; le Brent n’avait pas encore ouvert. Les deux références se rapprochent de leur plus haut en trois semaines, témoignage d’une dynamique haussière entretenue par l’incertitude régionale.

Le cœur du dossier reste la rupture apparente du dialogue entre les États-Unis et l’Iran. Le président Donald Trump a assuré qu’«aucune négociation n’était en cours» tout en affirmant qu’Hormuz restait ouvert. L’Iran a également nié l’existence de pourparlers, ajoutant que le détroit resterait fermé tant que les conditions d’un accord intérimaire de juin — désormais arrivé à expiration cette semaine — ne seraient pas respectées. Aucun des deux camps n’a pour l’instant annoncé l’intention de renouveler le cessez-le-feu.

Les données de navigation confirment l’impact concret de ces tensions: le transit commercial à travers Hormuz demeure à une fraction des flux d’avant-guerre, alors qu’environ un cinquième de la consommation mondiale de pétrole transitaient par ce détroit auparavant. Ce rétrécissement des corridors commerciaux alimente les anticipations d’un marché pétrolier sous pression sur plusieurs mois.

À cela s’ajoutent des signaux d’offre plus stricts aux États-Unis: l’American Petroleum Institute a rapporté une légère contraction des stocks la semaine passée, tendance que l’on attend vérifier dans les chiffres officiels publiés plus tard. Par ailleurs, la Réserve stratégique de pétrole américaine a été ramenée à son plus bas niveau depuis plus de 40 ans en lien avec la guerre contre l’Iran, ce qui renforce la sensibilité du marché aux perturbations de l’offre.