L’inflation au Liban a repris de la vigueur en août 2026. Selon les données de l’Administration centrale de la statistique, les prix à la consommation ont augmenté de 16,66 % sur un an, après 15,69 % en juillet. Sur un mois, l’indice a progressé de 1,40 %, alors qu’il avait légèrement reculé en juin et en juillet.

La dynamique reste toutefois moins forte qu’au printemps. L’inflation annuelle avait atteint 20,02 % en avril, puis 19,04 % en mai et 17,25 % en juin. L’accélération observée en août intervient donc après plusieurs mois de décélération, sans revenir aux niveaux du début d’année.

Les postes les plus sensibles restent liés aux dépenses contraintes. L’eau, l’électricité, le gaz et les autres combustibles ont progressé de 32,06 % sur un an et de 7,15 % sur le seul mois d’août. Les transports affichent une hausse annuelle de 31,72 %, tandis que l’alimentation et les boissons non alcoolisées augmentent de 11,65 %. L’éducation ressort en hausse de 35,72 % sur un an.

Les écarts régionaux restent importants. Nabatiyeh enregistre la plus forte hausse mensuelle, à 2,12 %, devant la Bekaa à 1,38 %. L’administration statistique précise toutefois que les difficultés de collecte dans certaines zones imposent davantage d’estimations, ce qui invite à interpréter les variations locales avec prudence.

Pour les investisseurs, cette inflation élevée rappelle la fragilité persistante de l’environnement macroéconomique libanais. Les prix restent très sensibles à l’énergie, au taux de change et à la situation sécuritaire, autant de facteurs qui peuvent peser sur le pouvoir d’achat, la consommation et la stabilité financière.