L’économie mondiale résiste mieux que prévu en 2026, mais la France se distingue par une croissance nettement plus faible. L’OCDE a relevé à 2,9 % sa prévision de croissance mondiale pour l’année, dans un contexte pourtant marqué par la guerre au Moyen-Orient, la hausse des prix de l’énergie et l’inflation.
Selon les données reprises par la source, la France ne progresserait que de 0,4 % en 2026, contre une précédente prévision de 0,7 %. L’Allemagne est désormais attendue à 1,1 %, l’Italie à 0,9 % et l’Espagne à 2,6 %. La France afficherait ainsi la croissance la plus faible parmi les principales économies de la zone euro citées.
La résilience mondiale s’explique notamment par des mesures publiques destinées à amortir le choc énergétique et par la vigueur de certains investissements, dont ceux liés à l’intelligence artificielle. En France, la marge de manœuvre budgétaire est en revanche plus réduite en raison du niveau de dette et des déficits publics. Une activité moins dynamique pèse également sur les recettes fiscales et complique le redressement des comptes publics.
Pour les investisseurs, cet écart de croissance peut se traduire par des trajectoires différentes selon les secteurs et les pays. Les entreprises exposées à la demande internationale peuvent bénéficier d’une économie mondiale plus solide, tandis que les activités dépendantes de la consommation et de l’investissement domestiques français restent davantage exposées au ralentissement local.
L’écart avec les autres économies européennes mérite donc d’être suivi au fil des révisions. Une amélioration du commerce extérieur ou de l’investissement pourrait réduire la différence, tandis qu’un nouveau choc énergétique ou un resserrement budgétaire plus marqué pourrait l’accentuer. Les prévisions restent des scénarios et seront ajustées avec les nouvelles données.
