LVMH résistait à la baisse du CAC 40 après le démarrage de sa couverture par Goldman Sachs avec une recommandation d’achat et un objectif de cours de 500 euros. Vers 16 h 15, l’action gagnait 0,4 % à 380,10 euros, alors que l’indice parisien perdait environ 1,1 %.
La banque d’affaires fonde son scénario sur un retour à la croissance de la mode et maroquinerie dès l’an prochain. Cette division constitue le principal moteur de LVMH, mais elle a accumulé les contre-performances au cours des trois dernières années. Une amélioration des ventes pourrait provoquer un regain d’intérêt pour le titre et offrir un levier important sur les résultats du groupe.
Deux marques sont au centre de cette thèse. Goldman attend une stabilisation de Louis Vuitton et une reprise de Dior. La maîtrise des coûts et la rationalisation du portefeuille pourraient aussi soutenir la rentabilité, même si la reprise de la demande reste indispensable pour confirmer le scénario.
Le contexte des analystes est néanmoins partagé. Plusieurs intermédiaires, dont HSBC et RBC, ont récemment abaissé leur recommandation. Barclays et Oddo BHF ont réduit leurs objectifs de cours. UBS reste à l’achat mais a ramené sa cible de 645 à 525 euros. Sur 27 courtiers couvrant LVMH, 13 recommandent l’achat, quatre l’accumulation et dix la conservation.
Goldman adopte par ailleurs une approche sélective du luxe. La banque démarre aussi Richemont, Moncler et Prada à l’achat, Kering, Burberry et Brunello Cucinelli à neutre, mais Hermès et Swatch à la vente. Cette dispersion indique que le secteur ne devrait pas bénéficier d’un rebond uniforme.
Malgré la hausse du jour, LVMH perd encore plus de 41 % depuis le début de l’année. Cette baisse crée un potentiel de revalorisation si la croissance revient, mais elle reflète aussi des doutes profonds sur la demande mondiale du luxe. Les prochaines tendances de vente chez Louis Vuitton et Dior seront donc plus importantes que l’objectif de cours lui-même.
