Le marché des métaux précieux marque un léger repli après avoir atteint un sommet sur trois mois, mais le contexte fondamental demeure porteur. Les opérateurs scrutent en priorité l’indice PCE américain attendu cette semaine et l’intervention de Kevin Warsh lors du symposium de Jackson Hole : des données d’inflation plus faibles ou un ton plus accommodant de la Fed réduiraient les rendements réels et renforceraient l’appétence pour l’or.
L’or avait engrangé plus de 5 % la semaine précédente et affiche une progression d’environ 15 % depuis le début du mois d’août, soutenu par une demande de valeurs refuges face aux incertitudes économiques et financières. Malgré le repli récent, ces gains récents illustrent la sensibilité du métal aux anticipations d’inflation et aux orientations des banques centrales.
Un autre facteur contributif est la détente sur le marché pétrolier : le cours du brut a reculé de plus de 2 % ce mercredi après la reprise des discussions entre l’Iran et Oman sur la réouverture du détroit d’Ormuz. L’atténuation des craintes d’un choc énergétique limite les pressions inflationnistes, ce qui a un effet indirect sur le comportement de l’or.
En synthèse, l’or évolue dans un environnement où les catalyseurs macro — lecture du PCE et discours de la Fed — et les évolutions géopolitiques liées au pétrole interagissent. Les investisseurs restent attentifs aux publications macro et aux signaux de la Fed qui détermineront la trajectoire des rendements réels et, par conséquent, l’attrait du métal jaune.


