Le marché de l’or a vécu en 2026 une phase de fortes turbulences : l’once avait franchi 5.000 dollars en début d’année avant de corriger sensiblement. Au plan international, le prix au comptant s’est établi à 4.477,10 dollars le 4 septembre, avec les contrats à terme de décembre autour de 4.522,60 dollars, après un creux proche de 4.330 dollars début septembre. Ces mouvements traduisent une volatilité marquée sur quelques séances, ponctuée d’un rebond technique les 3 et 4 septembre.
Ce rebond a été accéléré par des prises de parole de Christopher Waller de la Fed, qui a indiqué être favorable à un maintien des taux si l’inflation continue de se modérer, faisant retomber la probabilité d’un relèvement immédiat des taux. La perspective de taux moins élevés réduit l’attractivité des actifs productifs de rendement face à l’or, tandis qu’un billet vert plus faible et des rendements obligataires en recul ont apporté un soutien supplémentaire. Le yen s’est aussi apprécié, contribuant à alléger le dollar et à rendre l’or moins cher pour d’autres monnaies.
Les tensions géopolitiques demeurent un facteur structurel : des frappes et ripostes au Moyen-Orient, incluant une attaque iranienne sur le Koweït et des inquiétudes autour du détroit d’Ormuz, renforcent les achats d’actifs refuges et alimentent les anticipations d’inflation. Sur le plan des chaînes d’approvisionnement, des recompositions sont évoquées comme horizon de fond pour le métal jaune.
Au Maroc, la correction mondiale s’est traduite par une baisse du gramme 18 carats d’environ 1.420 à 1.050 dirhams en quelques mois. Malgré cette baisse significative, la demande locale est restée atone : les consommateurs diffèrent leurs achats en attendant de nouveaux replis, et les professionnels dénoncent des pertes et des marges comprimées. Le marché marocain reste strictement indexé sur les cours mondiaux et la conversion en dirhams est assurée par Bank Al-Maghrib, mais des écarts entre cours internationaux et prix locaux perturbent la dynamique commerciale.


