Les prix du pétrole sont restés instables ce lundi 10 août, le WTI reculant légèrement de 0,22% à 78,01 dollars le baril tandis que le Brent restait stable à 83,50 dollars. Ces variations interviennent alors que les Gardiens de la Révolution iraniens ont rappelé que le détroit d’Ormuz resterait fermé tant que Washington n’acceptera pas «toutes» les conditions posées par Téhéran, éloignant la perspective d’un réglage rapide du conflit. Avant la guerre, près d’un cinquième du pétrole mondial transitaient par ce passage stratégique, ce qui explique la sensibilité des marchés au blocage actuel.
Les places asiatiques ont pour leur part signé des gains marqués à l’ouverture, portées par l’espoir d’un recul des taux américains après des données d’emploi inférieures aux attentes. Le Nikkei a gagné 2,07% à 66 970,22 points, le Topix 0,63% à 4 100,61 points, le Kospi 0,65% et Taipei 1,59%; seul Sydney a reculé de 0,33% tandis que l’Hang Seng prenait 0,73% vers 6h30 GMT. Les marchés ont interprété le recul des créations d’emplois américaines — un solde négatif de 23 000 en juillet — comme réduisant la probabilité d’une hausse supplémentaire des taux par la Fed.
Les analystes interrogés soulignent cependant que tant que les flux physiques de pétrole ne se rétabliront pas dans le détroit d’Ormuz, le risque géopolitique continuera de soutenir les cours. Si pour l’instant les Bourses paraissent capables d’absorber une hausse modérée du brut, une montée significative des prix pèserait sur les anticipations d’inflation et sur les rendements à long terme. Les investisseurs attendent aussi la publication mercredi de l’indice des prix à la consommation (CPI) américain, clé pour la marge de manœuvre de la Fed.
Enfin, sur le marché des changes, le yen reculait de 0,4% à 158,43 pour un dollar vers 6h30 GMT, après une intervention conjointe US-Japon dix jours plus tôt, tandis que le dollar connaissait un sursaut après sa baisse post-publication de l’emploi.
