Le Kremlin a annoncé qu’un échange téléphonique d’environ une heure entre Vladimir Poutine et Donald Trump a porté principalement sur « la question d’un règlement en Ukraine ». Selon Iouri Ouchakov, conseiller diplomatique du Kremlin, Trump a appelé à une fin rapide des opérations militaires et Poutine a livré une « analyse objective et détaillée » de la situation, affirmant que son armée progresse et que la maîtrise du Donbass n’est qu’une question de temps. Le Kremlin a aussi indiqué ce que les Américains pourraient faire « de manière réaliste » pour hâter la fin des hostilités et a nié tout plan agressif contre l’Europe.
La conversation suit la visite à Moscou et Kiev des émissaires américains Steve Witkoff et Jared Kushner, venus relancer des pourparlers directs entre belligérants. Volodymyr Zelensky s’est dit positif aux propositions apportées par ces envoyés et a annoncé que l’Ukraine se préparerait à « faciliter la tenue d’une réunion trilatérale » cet automne, « peut‑être dès le mois de septembre ». La Russie, plus prudente, avait estimé la veille qu’il était « trop tôt » pour confirmer concrètement une telle rencontre.
Sur le terrain, les combats et frappes se poursuivent: après un bref cessez‑le‑feu lié à la visite des émissaires, Moscou a repris des bombardements nocturnes sur Kiev, faisant au moins cinq morts et 25 blessés selon les secours ukrainiens. Les autorités ukrainiennes évoquent l’emploi d’au moins 166 drones et des dizaines de missiles. Le ministère russe de la Défense a déclaré avoir visé des usines de composants de drones et de missiles, des dépôts de munitions et des entrepôts militaires.
Zelensky a de nouveau demandé davantage de moyens de défense antimissile et prévoit de rencontrer Donald Trump après le 20 septembre pour en discuter. Le Royaume‑Uni et l’Allemagne ont indiqué qu’ils enverraient d’urgence de nouveaux missiles Patriot, capables d’intercepter les armes russes les plus sophistiquées. Parallèlement, Moscou a écarté une proposition turque d’arrêt des frappes en mer Noire, qualifiée d’« irréaliste » par Sergueï Lavrov.


