Deux envoyés de Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, ont entamé un cycle diplomatique rapide en rencontrant successivement Vladimir Poutine à Moscou puis Volodymyr Zelensky à Kiev, où des représentants français, britanniques et allemands ont participé aux échanges. Les émissaires américains ont estimé que des "progrès substantiels" avaient été obtenus, évoquant des "évolutions" permettant d'envisager l'organisation de nouveaux pourparlers tripartites entre Moscou, Kiev et Washington.

La présidence américaine, via Witkoff, a présenté ces démarches comme l'effort du président Trump pour « arrêter la tuerie et oeuvrer à une paix durable ». Du côté ukrainien, Volodymyr Zelensky a déclaré préparer la suite des négociations, affirmant que les propositions ukrainiennes resteraient "constructives". Un haut responsable ukrainien a précisé à l'AFP que les émissaires de Trump avaient soumis de nouvelles propositions jugées "plus efficaces", sans en dévoiler le contenu.

Le Kremlin a indiqué lundi qu'il ne "n'excluait pas" une reprise des pourparlers tripartites mais que "c'était encore trop tôt" pour fixer lieux et dates, selon Dmitri Peskov. La présidence française a rapporté que les Américains avaient signalé une "nouvelle disponibilité russe à négocier" après les élections à la Douma, programmées du 18 au 20 septembre, et qu'il convenait donc de se préparer à relancer le processus.

Symboliquement, Vladimir Poutine a ordonné une cessation des frappes sur Kiev pour trois jours — de samedi à lundi inclus — tandis que Zelensky a annoncé un arrêt des attaques visant Moscou pendant la même période. Toutefois, l'article souligne que les hostilités se poursuivent ailleurs sur le terrain, et que les précédentes sessions de 2025, malgré plusieurs rencontres, étaient restées sans accord, bloquées notamment sur la question des territoires de l'Est.