La capitale ukrainienne réunit lundi les principaux soutiens européens dans la « Coalition des volontaires », coprésidée par le Royaume‑Uni, la France et l’Allemagne, à l’occasion du 35e anniversaire de l’indépendance de l’Ukraine. Andy Burnham effectue son premier déplacement international comme chef du gouvernement britannique et doit y retrouver le président du Conseil européen Antonio Costa; Emmanuel Macron et d’autres dirigeants participent en partie à distance. Le forum, né d’une initiative franco‑britannique, est devenu un lieu de coordination face à l’incertitude sur l’engagement américain sous la présidence Trump.
Les discussions interviennent sur fond d’intensification des frappes russes, qui font « jamais autant » de victimes civiles selon la presse. Les forces russes multiplient les tirs de missiles balistiques sur Kiev, détruisant des immeubles et poussant des dizaines de milliers de civils à chercher refuge dans le métro ou des abris. En réponse, l’Ukraine intensifie ses frappes sur la Russie, visant notamment des infrastructures logistiques: la plateforme Ozon signale trois jours d’attaques consécutives touchant quatre entrepôts dans le sud de la Russie. Près de Krasnodar, des débris ont fait deux morts parmi des enfants et sept blessés dans un centre d’accueil.
Sur le plan militaire et industriel, Londres devrait annoncer son feu vert pour que MBDA divulgue des informations classifiées permettant à la France et à l’Ukraine d’installer une production locale du missile de croisière Scalp. Emmanuel Macron s’est engagé à livrer de nouveaux intercepteurs. Volodymyr Zelensky a communiqué des chiffres sensibles: 364 missiles Patriot reçus l’année dernière, des prévisions pour 2026 à 264 unités et une demande minimale d’au moins 300 missiles pour l’hiver. Il souligne que les systèmes ukrainiens ne suffisent pas à intercepter les missiles balistiques russes, extrêmement rapides et à haute altitude, et rappelle que la production russe atteindrait environ 100 missiles balistiques par mois.
La rencontre vise donc à obtenir des renforts antiaériens, un transfert technologique et une pression politique accrue sur Moscou, alors que la dynamique des livraisons américaines reste réduite en raison de l’affaiblissement des stocks liés à d’autres conflits.


