TomTom engage une nouvelle étape de réorganisation destinée à réduire durablement ses coûts tout en recentrant ses investissements. Le spécialiste néerlandais de la cartographie numérique prévoit la suppression de 200 postes à l’échelle mondiale. Le plan doit produire environ 21 millions d’euros d’économies annualisées, pour une charge de restructuration estimée à 15 millions d’euros au quatrième trimestre.
Cette décision intervient après les investissements consacrés à TomTom Orbis, sa nouvelle plateforme cartographique. L’entreprise entend désormais renforcer les partenariats autour de la conduite automatisée et de l’intelligence géolocalisée. Elle travaille notamment avec Microsoft sur des applications liées à l’intelligence artificielle générative et avec Mitsubishi Electric sur la conduite automatisée. La direction estime que ces deux marchés offrent encore des perspectives de croissance importantes.
Sur le plan financier, TomTom a relevé sa prévision de marge opérationnelle pour 2026 à environ 4 %, contre 3 % auparavant. Cette amélioration intègre pourtant le coût ponctuel de la restructuration. Le groupe l’explique par de meilleures performances depuis le début de l’exercice et par la baisse attendue des charges salariales dès le quatrième trimestre.
Le message sur le chiffre d’affaires est plus nuancé. TomTom vise désormais une fourchette de 505 à 530 millions d’euros pour l’année, contre 495 à 555 millions auparavant. Le milieu de fourchette progresse légèrement, mais l’amplitude plus resserrée réduit surtout l’incertitude autour du scénario central. Le plan actuel prolonge par ailleurs la réorganisation de 2025, au cours de laquelle 300 emplois avaient déjà été supprimés.
Pour les investisseurs, l’équation dépendra de la capacité du groupe à convertir les économies annoncées en amélioration durable de la rentabilité, sans ralentir le développement commercial d’Orbis ni les nouveaux partenariats. La hausse de l’objectif de marge constitue un signal favorable, mais elle doit être mise en regard d’une croissance du chiffre d’affaires qui reste encadrée.

