Les nouvelles frappes ont fait au total treize morts : sept en Ukraine et six en Russie et dans les territoires occupés, selon les bilans régionaux. En Ukraine, des tirs balistiques et des frappes combinées ont touché la banlieue de Kiev (Boryspil : 2 morts, 8 blessés), la région de Zaporijjia (3 morts, 15 blessés) et Odessa (3 blessés, dont une adolescente), avec des sirènes d’alerte récurrentes dans la capitale. Des bombardements nocturnes avaient déjà causé deux morts supplémentaires à Zaporijjia et à Kiev.

L’attaque la plus meurtrière mentionnée est la double frappe de drones russes sur un centre commercial de Kryvyï Rig : 16 morts, 132 blessés et trois personnes toujours portées disparues. Les images et récits rapportés décrivent des étagères carbonisées, des vitres soufflées et un mémorial improvisé devant le bâtiment. Kiev a promis de répondre à cette attaque, tandis que les dirigeants occidentaux dénoncent des frappes visant des civils.

Du côté russe et des zones annexées, des attaques ukrainiennes ont causé des victimes civiles : deux morts à Sébastopol (Crimée) après un drone touchant un autobus, trois morts — dont deux enfants — dans le district de Ieïsk (région de Krasnodar), et une victime dans la région de Samara. Les forces ukrainiennes ont aussi visé un entrepôt du géant russe de l’e‑commerce Ozon, poursuivant leurs frappes contre des infrastructures liées à la logistique.

Sur le plan diplomatique et militaire, la France a annoncé l’envoi d’intercepteurs à Kiev pour renforcer la défense antibalistique ukrainienne, souffrant d’une pénurie d’intercepteurs, notamment de missiles Patriot devenus plus rares. Le président Macron et le ministre allemand des Affaires étrangères ont exprimé leur soutien et prévu des discussions avec d’autres alliés ; une visioconférence des dirigeants alliés est annoncée lundi, jour de l’indépendance ukrainienne.

Moscou, pour sa part, affirme avoir visé des camions aménagés pour transporter des drones près de Kiev et des cibles dans la région d’Odessa. Le conflit reste marqué par une intensification des attaques et une hausse des victimes civiles, tandis que les efforts diplomatiques pour mettre fin au conflit restent au point mort.