Le protocole préliminaire signé à Versailles, négocié en partie par le vice-président JD Vance, visait à rouvrir le détroit d’Ormuz et à lancer des pourparlers sur le nucléaire iranien en échange d’un allègement des sanctions et d’un accès aux avoirs gelés de Téhéran. Cet accord s’est rapidement effondré après que l’Iran a commencé à attaquer des navires pour affirmer son contrôle sur la voie maritime, et l’administration Trump a désormais dit aux médiateurs qu’elle n’avait aucun intérêt à revenir au mémorandum de juin, selon le Wall Street Journal cité par Investing.com.
Les Gardiens de la révolution ont adopté une position ferme en miroir : le général de brigade Hossein Mohebbi a déclaré que si les États-Unis « cessent d’entraver et reviennent au mémorandum d’accord, nous pouvons ouvrir le détroit d’Ormuz dans le cadre de l’accord conclu », en précisant que « nos conditions doivent être acceptées par les États-Unis ». Les conservateurs iraniens lisent le paragraphe 5 du mémorandum comme un encadrement de leur autorité pour fixer les conditions d’accès au détroit, une interprétation que Washington n’a pas commentée publiquement.
Une semaine de diplomatie intense n’a pas permis de briser l impasse. Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, s’est rendu à Téhéran sans percée, puis le ministre omanais des Affaires étrangères est intervenu pour tenter d’acter des couloirs de transit ; Mascate n’a toutefois confirmé aucun accord. Le Premier ministre du Qatar, le cheikh Mohammed bin Abdulrahman al-Thani, a aussi rencontré le ministre iranien des Affaires étrangères : une déclaration commune évoque la prévention d’une escalade mais sans annonce de percée.
Sur le terrain économique et sécuritaire, les États-Unis ont lancé le 25/08 l’« Opération Paria Économique », sanctionnant près de 60 entités et étendant les sanctions secondaires à cinq secteurs — actifs numériques, technologie, or, aviation et transport maritime — selon le Trésor. Le trafic visible dans le détroit a légèrement remonté à 10 transits mercredi contre 8 la veille, mais reste inférieur à la moyenne mobile à 10 jours d’environ 15 navires ; un pétrolier a été touché jeudi par un projectile d’origine inconnue, provoquant un incendie maîtrisé par la suite. Le vendredi 28/08 coïncide avec le sixième anniversaire des frappes contre l’Iran, date susceptible d’influer sur les calculs des parties.
