La nuit dernière, des frappes russes massives ont frappé Kiev et sa région, faisant au moins 12 morts et de nombreux blessés. Le président Volodymyr Zelensky a précisé qu’un ressortissant indien figurait parmi les victimes et a détaillé l’emploi d’“un nombre important de drones à réaction et de missiles balistiques”. À Boryspil, à une trentaine de kilomètres de la capitale, un immeuble résidentiel de cinq étages a été touché : quatre personnes ont été tuées et 13 blessées. Dans Kiev même, le maire Vitali Klitschko a fait état de huit morts et cinq blessés, dont deux enfants. Le bureau du procureur de Kiev a ajouté que sept employés des chemins de fer avaient été tués.
L’armée de l’air ukrainienne, sans préciser le total de missiles tirés, a indiqué avoir neutralisé cinq missiles balistiques, cinq missiles de croisière et deux missiles-drones hybrides de type Banderol. Elle a également déclaré que 218 drones de différents types avaient été lancés par la Russie et qu’elle en avait intercepté 187. Le ministère russe de la Défense a revendiqué une “frappe massive” contre des cibles du complexe militaro-industriel et du secteur de l’énergie autour de Kiev, ainsi qu’un dépôt de locomotives et des infrastructures portuaires à Odessa et Tchornomorsk.
L’attaque survient dans un contexte de pénurie d’intercepteurs en Ukraine : Zelensky a souligné le besoin accru de capacités antibalistiques et a appelé ses partenaires à intensifier les livraisons « cet automne ». La rareté de systèmes comme les Patriot, aggravée selon l’article par le conflit au Moyen-Orient, est mise en avant comme un facteur limitant la défense ukrainienne contre les trajectoires balistiques.
En parallèle, la Russie a signalé un incendie au port d’Oust‑Louga après une attaque de drones, le gouverneur Alexandre Drozdenko annonçant la destruction de 52 drones dans la région sans victimes déclarées. Cet incident touche une infrastructure clé pour les exportations russes d’engrais, pétrole et charbon, déjà ciblée à plusieurs reprises ces derniers mois.


