Une nouvelle offensive aérienne russe a frappé Kiev et sa périphérie, faisant au moins 16 victimes — 15 dans la capitale et une dans sa région — et causant des dégâts à des immeubles résidentiels, à un hôpital pour enfants et à une école. Le Premier ministre Serguiï Koretsky a indiqué que l’attaque a duré près de neuf heures et a mobilisé des dizaines de missiles et de drones. Des entrepôts alimentaires à Boryspil et des infrastructures civiles dans les régions d’Odessa et de Tcherniguiv ont également été endommagés.

Le président Volodymyr Zelensky a qualifié l’opération de « massive », accusant Moscou d’avoir « combiné différents types » d’armes pour maximiser les dégâts et d’« investir » dans les missiles balistiques pour pousser l’escalade. L’Ukraine demande depuis des semaines des capacités antibalistiques américaines, notamment des Patriot, qu’elle juge nécessaires pour intercepter les missiles, plus difficiles à abattre que les drones. Washington reste divisé, le président Donald Trump ayant d’abord évoqué une production locale puis tempéré sa position.

L’AFP note que la Russie a tiré en juillet un record de 376 missiles sur l’Ukraine, soit plus du double du total de juin, et que le ministère russe de la Défense a revendiqué des frappes contre des installations militaires et logistiques autour de Kiev. Moscou affirme par ailleurs avoir intercepté 726 drones ukrainiens la nuit précédente. De son côté, Kiev indique frapper des cibles en Russie et en Crimée, au-delà du front.

L’escalade a aussi mobilisé les voisins : la Pologne a engagé son aviation en défense de son espace aérien, et la Roumanie a dépêché des chasseurs espagnols et un hélicoptère pour surveiller des cibles proches de sa frontière — un drone est entré dans l’espace roumain avant de s’écraser près de Grindu.