Vendredi en fin d’après-midi, un drone russe a frappé le bâtiment principal du SBU situé dans le quartier historique de Kiev. Les secours sont intervenus sur place, plusieurs rues autour du site ont été fermées et des journalistes ont observé de la fumée s’élevant au-dessus du centre-ville. L’administration militaire de la capitale a fait état de 12 blessés, sans préciser s’ils se trouvaient dans l’enceinte du siège visé.

Le président Volodymyr Zelensky a déclaré que le drone « visait directement le bureau du chef du service de sécurité », Oleksandre Poklad, et a précisé s’être entretenu avec lui après l’attaque. Selon une source proche du dossier citée par l’AFP, M. Poklad n’était pas dans son bureau au moment de la frappe. Zelensky a demandé au chef du SBU « d’apporter une réponse appropriée et tangible » et a diffusé des photos de leur entretien, indiquant que « les zones à cibler ont été identifiées ».

L’incident intervient quelques jours avant la première visite en Ukraine des émissaires du président américain Donald Trump, Steve Witkoff et Jared Kushner, qui doivent aussi se rendre à Moscou dans le cadre d’efforts de médiation. Moscou n’a pas confirmé la venue des émissaires, et ces visites sont négociées depuis des mois. De son côté, la Russie a intensifié récemment les frappes de drones et de missiles contre Kiev et d’autres villes ukrainiennes, tandis que l’armée ukrainienne a accru ses bombardements en Russie cet été.

Le SBU a assuré que le bâtiment « devrait certainement être restauré ». L’attaque intervient après des tensions internes publiques entre le SBU et le renseignement militaire (GUR), mises en lumière par une récente fusillade à Kiev impliquant leurs agents. Par ailleurs, Kiev a officiellement notifié à l’OACI que l’espace aérien russe est désormais dangereux en raison des drones ukrainiens, une affirmation vivement critiquée par Moscou.