Volodymyr Zelensky a affirmé que des missiles balistiques nord-coréens ont été utilisés par Moscou lors des frappes nocturnes sur Zaporijjia, qui ont fait au moins six morts et 19 blessés dans cette ville, selon le chef de l’administration militaire régionale Ivan Fedorov. Le président a aussi mentionné la présence de missiles Zircon et de bombes aériennes guidées, dénonçant une attaque « conçue pour infliger un maximum de dégâts ». Zelensky n’a pas étayé publiquement les éléments à l’appui de ces allégations dans son message sur X.

Les autorités ukrainiennes ont comptabilisé au total au moins neuf morts au cours de cette nouvelle nuit de bombardements russes, tandis que d’autres régions ont été frappées : trois personnes tuées dans la région de Dnipropetrovsk (dont un adolescent de 15 ans) et des explosions rapportées à Kiev entraînant un incendie dans un entrepôt et un blessé. Des installations électriques ont été touchées à Kherson et Kharkiv, provoquant des coupures de courant, selon Zelensky.

Moscou a revendiqué via le ministère de la Défense des attaques « visant des entreprises du secteur militaro‑industriel et des centres de transport et de logistique » à Kiev et Zaporijjia. Ces frappes s’inscrivent dans une intensification récente des tirs de missiles balistiques, difficiles à intercepter et nécessitant des systèmes comme les Patriot américains, dont la disponibilité d’intercepteurs PAC‑3 est devenue plus tendue depuis le conflit Etats‑Unis/Israël‑Iran de fin février.

Parallèlement, l’Ukraine poursuit ses frappes contre des villes russes : une personne tuée dans la région de Belgorod et une autre dans la région de Voronej. Le président avait par ailleurs estimé que la Russie se préparait à accueillir davantage de soldats nord‑coréens sur son territoire et aurait reçu de nouveaux missiles en provenance de Pyongyang, évoquant un déploiement de 30.000 à 50.000 Nord‑Coréens sans préciser la source de ces chiffres.