La Bourse de New York a débuté la séance en net repli, les investisseurs réagissant au regain de tensions au Moyen‑Orient et à la forte remontée des cours pétroliers. Vers 15h50, le Dow Jones perdait 0,7% à 52 401 points, le S&P 500 reculait de 0,3% à 7 654 points et le Nasdaq Composite cédait également 0,3% à 26 350 points.

Le mouvement provient d’une escalade militaire: les Gardiens de la révolution iraniens ont annoncé avoir attaqué une base militaire américaine en Jordanie et une vingtaine de bateaux dans le Golfe, après la destruction par les États‑Unis de cinq pétroliers iraniens la veille. Téhéran a par ailleurs annoncé l’extension d’une « zone interdite » de circulation des navires près d’Ormuz, accentuant les risques d’interruption des flux en provenance du golfe Persique.

Conséquence directe, les prix du pétrole ont fortement progressé. Le contrat d’octobre sur le brut léger (WTI) sur le Nymex bondissait de 3% à 95,84 dollars le baril vers 15h40, tandis que le contrat de novembre sur le Brent de la mer du Nord dépassait 100 dollars le baril — un niveau observé pour la première fois depuis fin juillet.

Ce renchérissement du pétrole alimente les anticipations d’inflation et renforce les paris sur un durcissement monétaire: le rendement de l’obligation américaine à 2 ans gagnait un point de base à 4,42%. Les investisseurs attendent en particulier les chiffres de l’inflation américaine pour août, publiés vendredi, qui seront scrutés à la lumière de cette nouvelle dynamique des prix. Sur le marché des changes, l’indice DXY reste quasi stable à 98,81 points.