Les principales places américaines ont fermé en baisse après le week-end prolongé du Labor Day, les investisseurs réévaluant le risque géopolitique. Le Dow Jones a perdu 1,2% à 52 786,07 points, le S&P 500 a reculé de 0,6% à 7 673,52 points et le Nasdaq a lâché 0,3% à 26 421,41 points. Ces mouvements reflètent un repli généralisé lié à la nervosité sur les marchés de l'énergie.
Le pétrole a poursuivi son envolée pour une sixième séance consécutive, alimenté par des escarmouches entre les États-Unis et l'Iran et une série d'attaques des rebelles yéménites houthis en Arabie saoudite. Le contrat WTI d'octobre a gagné 2,4% pour atteindre 93,4 dollars, tandis que le Brent de novembre s'approchait de 100 dollars à 98,79 dollars. La paralysie partielle de sites pétroliers saoudiens et la montée du risque régional expliquent la fermeté des cours.
Cette poussée des prix du brut réactive les inquiétudes inflationnistes, compliquant la tâche des banques centrales. Les investisseurs se focalisent désormais sur la publication des chiffres d'inflation américains pour août, attendue vendredi, qui pourrait influencer fortement la trajectoire de la politique monétaire. L'outil FedWatch du CME indiquait mardi une probabilité majoritaire (plus de 58%) d'une hausse des taux de 25 points de base lors de la réunion de la Fed la semaine suivante.
Côté marchés financiers, le taux du Trésor à 10 ans a remonté très légèrement à 4,79%, niveau le plus élevé depuis près de deux ans, tandis que l'indice du dollar DXY reculait de 0,3% à 98,83. Ces signaux montrent un marché partagé entre l'aversion au risque liée au pétrole et l'anticipation d'un resserrement monétaire susceptible de soutenir les rendements obligataires.

