Les indices américains ont terminé la séance de jeudi en légère baisse après avoir nettement réduit leurs pertes initiales. Le Dow Jones a cédé 0,31 % à 51 349,98 points, le S&P 500 0,02 % à 7 704,13 points et le Nasdaq Composite 0,01 % à 26 939,37 points. La séance est restée dominée par les développements au Moyen-Orient.

Le rebond intrajournalier est intervenu après des informations de Reuters selon lesquelles Washington et Téhéran étudieraient des étapes susceptibles de conduire à une sortie du conflit. Parmi les pistes évoquées figurent le déblocage du détroit d’Ormuz par l’Iran et une levée du blocus économique américain. Ces informations ont temporairement réduit la prime de risque sur les actions.

Le contexte reste néanmoins tendu. Les Houthis ont revendiqué de nouvelles attaques contre des cibles en Arabie saoudite et le Brent a gagné plus de 3 %, approchant 107 dollars le baril. Cette hausse nourrit les anticipations d’inflation et se transmet aux rendements obligataires. Le taux du Treasury américain à 30 ans a atteint son niveau le plus élevé depuis 2004.

Pour les investisseurs, le mécanisme est désormais très lisible : géopolitique, pétrole, inflation et taux évoluent en chaîne. Tant que le brut reste élevé, les perspectives d’assouplissement monétaire sont plus fragiles et les valorisations des actions de croissance restent exposées. À l’inverse, une désescalade crédible pourrait détendre simultanément l’énergie et les taux longs.