Les marchés américains restaient nettement sous pression dans l’après-midi du 23 septembre. Au moment de la dépêche, le S&P 500 reculait de 0,65 % à 7 714,35 points, le Nasdaq de 1,07 % à 26 953,87 points et le Dow Jones de 0,54 % à 51 583,98 points. La séance combinait une remontée du pétrole et une forte tension sur le marché obligataire.

Le pétrole progressait de plus de 3 % après le discours du président iranien Massoud Pezeshkian à l’ONU. En parallèle, une enquête sur l’activité des entreprises américaines signalait son niveau le plus élevé depuis plus de cinq ans en septembre. Le rendement du Treasury à deux ans atteignait son plus haut niveau depuis 2024 et celui à dix ans son plus haut niveau depuis 2007.

La technologie accentuait la baisse. Alphabet reculait de 3,5 %, Amazon de 2,4 % et Nvidia de 1,6 %. Expedia et Airbnb perdaient chacune plus de 6 %. Meta progressait en revanche de 2,3 % grâce à l’accueil favorable réservé à son assistant d’intelligence artificielle Muse.

Les anticipations monétaires se durcissaient également. Selon l’outil FedWatch du CME cité dans la dépêche, les opérateurs attribuaient une probabilité de 71 % à une hausse des taux de la Fed lors de la réunion suivante. Ce point de marché illustre donc la sensibilité des actions à la combinaison pétrole, inflation et taux longs, avant la clôture définitive de la séance.

La clôture définitive a ensuite confirmé l’orientation observée dans cette dépêche. Cela permet de replacer les chiffres intrajournaliers dans leur contexte sans les confondre avec les niveaux officiels de fin de séance.