La pause estivale laisse place à un resserrement des conditions de crédit. Les banques ont déjà revu leurs barèmes au mois de septembre 2026, conséquence des tensions sur les marchés obligataires et de l’attente des décisions de la BCE du 10 septembre. Selon les observations des courtiers Cafpi et Vousfinancer, les taux moyens s’établissent à 3,23 % sur 15 ans, 3,43 % sur 20 ans et entre 3,53 % et 3,61 % sur 25 ans.
La dynamique observée est alimentée par la forte remontée de l’OAT 10 ans : le taux de l’emprunt d’État français a grimpé à 4,24 % au 2 septembre 2026, contre moins de 3,60 % fin juin, un niveau inédit depuis 2008. Les banques voient donc leur coût de refinancement augmenter, ce qui se répercute sur leurs offres de prêt, même si elles cherchent à limiter ces hausses pour ne pas casser la demande.
Les projections des analystes évoquent une hausse progressive d’environ 10 points de base par mois au quatrième trimestre 2026. Sur cette base, les prêts sur 25 ans pourraient se situer entre 3,70 % et 3,80 % en décembre. Julie Bachet (Vousfinancer) estime qu’il s’agit d’un scénario central de remontée graduelle, et non d’un nouveau choc comparable à 2022-2023.
Pour les emprunteurs, une augmentation de 20 à 30 points de base d’ici l’hiver se traduit par une baisse sensible de capacité d’emprunt. Des offres promotionnelles ciblées (taux bonifiés entre 0,99 % et 1,99 %) existent pour primo-accédants et jeunes actifs, permettant de gagner 10 à 30 points de base sur le coût total. Les conseils pratiques avancés incluent le dépôt anticipé des dossiers, la négociation de la délégation d’assurance et la confrontation des offres avant l’actualisation des taux d’usure au 1er octobre 2026.


